Paris étant à la fois ville et département, l'élection du maire (dans ce cas aussi président du conseil général, appelé "Conseil de Paris") est faite par les 163 conseillers de Paris issus des 20 arrondissements de la capitale. Ces conseillers sont élus par arrondissement, à la proportionnelle avec une prime à la majorité, comme à Marseille et Lyon (loi PML).
La victoire de la gauche en 2001 a été obtenu avec le basculement vers elle des 4e, 9e, 12e, 13e et 14e arrondissements (auquel il faut ajouter celui du 2e, jusqu'alors fief de l'indépendante Benoîte Taffin) et de son maintien dans les six arrondissements qu'elle détenait depuis 1995.
L'enjeu pour la droite est de regagner au moins un arrondissement important (comme le 12e lequel suffirait à lui faire gagner la majorité des sièges) tout en conservant la totalité de ses 8 arrondissements.
L'enjeu pour la gauche est de garder les arrondissements qu'elle a gagnés en 2001, et de grignoter des postes de conseillers en améliorant son score dans certains arrondissements.
Les règles légales du scrutin contenant une part de proportionelle, chaque arrondissement gagné par un camp lui donne une nette majorité de conseillers de Paris locaux. Cette règle favorise ainsi les camps unis et ce fut le cas en 2001 au bénéfice de Bertrand Delanoë qui fusionna ses listes avec les Verts au second tour, pendant que la droite se présentait divisée et affaiblie par les "affaires" de la mairie de Paris.
Candidats de droite [modifier]
Union pour un mouvement populaire [modifier]
Françoise de Panafieu, député-maire du 17e arrondissement. Ancienne adjointe de Jacques Chirac, puis de Jean Tiberi à Paris et ancien ministre dans le premier gouvernement d'Alain Juppé.
Primaires [modifier]
C'est en février 2006 que les adhérents de l'UMP-Paris ont désigné Françoise de Panafieu comme leur candidat à la mairie de Paris.
Elle a été sélectionnée au terme d'un processus de primaires mis en place par Nicolas Sarkozy, le président de l'UMP, et qui prévoyait une élection à deux tours les 25 février et 4 mars 2006.
Les 14 002 militants (à jour de cotisation, sur 22.000 militants UMP revendiqués) avaient eu le choix au premier tour entre :
Françoise de Panafieu, député maire du 17ème arrondissement
Claude Goasguen, député du 16ème arrondissement (sud) et ancien ministre
Pierre Lellouche, député du 8ème et 9ème arrondissement, ancien conseiller de J.Chirac
Jean Tiberi, député maire du 5ème arrondissement, ancien Maire de Paris
Au soir du 25 février 2006, le taux de participation des militants fut de 78 % (10 975 votants). C'est Françoise de Panafieu qui arriva largement en tête des primaires UMP avec 40,7 % des suffrages exprimés (soit 4446 voix).
Elle fut suivie de Claude Goasguen (23,4 % des suffrages soit 2560 voix) qu'elle doit alors affronter lors d'un second tour prévu le 4 mars.
Arrivé troisième avec 18,95 % des suffrages (2071 voix), Pierre Lellouche était éliminé. Il appella ses partisans à voter pour Françoise de Panafieu au second tour. Arrivé dernier et donc également éliminé, Jean Tiberi obtint 16,98 % des suffrages (1855 voix, dont beaucoup dans son fief du 5e). Les conditions dans lesquelles le scrutin du 25 février s'était déroulé furent néanmoins contestées. Pierre Lellouche dénonça des pratiques frauduleuses en visant particulièrement Claude Goasguen : « Les scores sont conformes à un scénario écrit à l'avance ». Ce fut pourtant aussi avec ce dernier qu'il émit de fortes réserves sur la validité du vote par Internet où de Panafieu était arrivée largement en tête.
Le 28 février 2006, devançant l'annonce officielle de l'alliance entre Françoise de Panafieu et Pierre Lellouche, Claude Goasguen annonça qu'il retirait sa candidature au second tour de la primaire UMP pour les municipales de 2008 à Paris, permettant à Françoise de Panafieu de remporter l'investiture. « Pour faire un pas supplémentaire dans le sens de l'union, (Claude Goasguen) a décidé de retirer sa candidature du deuxième tour », a ainsi salué le président de la fédération UMP de Paris Philippe Goujon.
Candidat Mouvement Démocrate [modifier]
Marielle de Sarnez, conseillère UDF-MoDem de Paris (14e arrondissement) depuis mars 2001 et député européenne depuis juin 1999 et présidente de la fédération UDF de Paris depuis mars 2006.
Elle est secrétaire générale du Parti démocrate européen, vice-présidente du groupe ADLE au Parlement européen et vice-présidente de l'UDF.
Divers droite [modifier]
Bernard Debré, député UMP de la 15e circonscription (nord du 16e arrondissement) a refusé de participer aux primaires de l'UMP et a présenté une candidature dissidente.
Candidats de gauche [modifier]
Union de la gauche [modifier]
Bertrand Delanoë, maire PS de Paris depuis mars 2001.
Le 3 Septembre 2007 au soir, Bertrand Dolanoë confirme aux médias qu'il sera candidat à sa succession. Il est alors en position de force, alors que le PS est en pleine crise, il devient populaire, et l'opinion plaide en sa faveur. Certaines rumeurs lui prêtent même une candidature comme secrétaire général du PS en 2008.
Ecologistes [modifier]
Les Verts ont désigné Denis Baupin comme tête de liste le 25 mars 2007 lors d'une assemblée générale des Verts Paris. Denis Baupin avait remporté 49.9% des suffrages au premier tour, contre 29% à Véronique Dubarry - jeune élue du Xe arrondissement- et 19% à Pénélope Komitès, adjointe au maire chargée des personnes handicapée. Le retrait de Véronique Dubarry au deuxième tour ayant laissé Denis Baupin seul en lice, il a remporté 93% des voix au second tour. Ce résultat s'explique notamment par la prise en compte des bulletins blancs dans les votes internes des Verts.
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